Que sont les contractions en apnée ?
Contractions involontaires du diaphragme pendant l’apnée, déclenchées par la montée du CO₂. Elles marquent la seconde phase de l’apnée.
Aussi appelé : Spasmes, Contractions diaphragmatiques
Sommaire
Au bout d’un moment, toute apnée s’accompagne de mouvements involontaires du ventre et de la poitrine : ce sont les contractions, ou spasmes. Elles viennent du diaphragme, aidé par les abdominaux et les muscles entre les côtes, et sont déclenchées par la montée du CO₂.
Comment ça marche
Quand le CO₂ atteint un certain seuil, le cerveau commande au diaphragme d’inspirer. La glotte étant fermée, rien ne rentre : le muscle se contracte à vide. Les premières contractions sont espacées, puis elles se rapprochent et s’intensifient. Elles signalent l’entrée dans la seconde phase de l’apnée, plus inconfortable, mais pas le manque d’oxygène.
En pratique
- Le moment de la première contraction est un bon indicateur de votre tolérance au CO₂ : il recule avec l’entraînement.
- On accueille les contractions sans se crisper : relâcher la gorge et les épaules les rend plus supportables.
- Certains apnéistes les accompagnent en laissant le ventre bouger librement.
Erreur fréquente
Lutter contre elles en se contractant. La tension consomme de l’oxygène et rend la phase de contractions plus courte.
Dans ApneaCoach
Pendant une apnée, un double tap sur l’écran marque votre première contraction. Les statistiques suivent son évolution en poumons pleins et poumons vides, séance après séance.
Questions fréquentes
Les contractions sont-elles dangereuses ?
Non. Elles signalent la montée du CO₂, pas un manque d’oxygène. Elles sont inconfortables mais normales. Ce qui doit alerter, ce sont les signes d’hypoxie : vision qui se rétrécit, confusion, tremblements.
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Termes associés
Diaphragme
Muscle en forme de dôme situé sous les poumons. En se contractant, il fait entrer l’air : c’est le principal muscle de l’inspiration.
Hypercapnie
Excès de dioxyde de carbone (CO₂) dans le sang. C’est lui, et non le manque d’oxygène, qui provoque l’envie de respirer et les contractions.
Tolérance au CO₂
Capacité à supporter calmement la montée du CO₂ et l’envie de respirer. C’est la qualité qui progresse le plus vite avec l’entraînement.
Table CO₂
Série d’apnées de même durée, avec des temps de récupération de plus en plus courts, pour habituer le corps à la montée du CO₂.
